
La préfecture du Cher nous alerte sur l’évolution de la situation sanitaire concernant la grippe aviaire et le passage en risque "élevé" pour tout le territoire français.
Une épizootie d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) est constatée, depuis la mi-octobre 2025, sur le trajet de migration, notamment des grues cendrées, dans des départements allant du Nord-Est au Sud-Ouest de la France. Ces migrations vont connaître une hausse dans les semaines à venir. Plusieurs espèces d’oiseaux sauvages peuvent être concernées.
Cette situation rend plus que jamais nécessaire de respecter les mesures de prévention en vigueur pour protéger les élevages de volailles.
Dans ce contexte, par un arrêté du 18 novembre 2025, le préfet du Cher a instauré des mesures supplémentaires destinées à prévenir la diffusion de cette maladie aux oiseaux détenus à des fins commerciales ou non commerciales. Ces mesures s’appliquent dans une zone infectée Faune Sauvage (ZI-FS) couvrant l’ensemble du département sans exception.
Détection précoce des oiseaux sauvages trouvés morts
Il est primordial de signaler toute découverte de cadavres d’oiseaux sauvages dont l’origine de la mortalité est inconnue en contactant le réseau SAGIR par l’intermédiaire de :
L’Office français de la biodiversité (OFB) : Tél : 02 46 08 41 40 ou Mél : sd18@cher.gouv.fr
Ou la Fédération départementale des chasseurs (FDC)
Ou la mairie (qui transmet l’information sans délai aux services de l’État)
Afin d’éviter tout risque de propagation, il ne faut surtout pas manipuler les cadavres et ne pas toucher ni transporter les oiseaux découverts affaiblis en incapacité de prendre la fuite.
→ En cas de mortalité d’animaux de basse-cour ou d’élevage, il convient de prévenir la DDETSPP du Cher : Tel : 02 48 67 18 18 ou Mél : ddetspp-spae@cher.gouv.fr
La consommation de viande, œufs ou produits dérivés ne présente aucun risque pour l’Homme.
Le préfet du Cher appelle à la vigilance tous les acteurs, notamment les vétérinaires, les éleveurs, les chasseurs, les propriétaires particuliers de basses-cours et les autres détenteurs d’oiseaux captifs, ainsi que les usagers de la nature, pour tout mettre en œuvre afin de limiter la propagation de ce virus.
Ces mesures restent en vigueur au moins 21 jours après la détection du dernier oiseau malade.
→ Consultez l’arrêté préfectoral
Précautions à prendre :
• ne pas toucher ni déplacer les oiseaux morts ;
• signaler toute découverte d’oiseaux morts en nombre ou suspectés malades à la mairie ou à l’OFB (Tel. : 02 46 08 41 40 - Email : sd18@ofb.gouv.fr) ;
• éviter de nourrir les oiseaux sauvages ;
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• respecter les mesures de biosécurité pour les détenteurs de volailles ou d’oiseaux d’ornement.
Cette modification de statut entraine un certain nombre de mesures :
- Mise à l’abri ou claustration des oiseaux dans toute la France métropolitaine
Au risque « élevé », la claustration ou la mise à l’abri s’applique pour toutes les volailles et oiseaux captifs de la France métropolitaine.
• Dans les établissements de moins de 50 volailles ou oiseaux captifs, les oiseaux sont « claustrés ou protégés par des filets » sauf deux dérogations envisageables pour les zoos (après analyse du risque) et « les oiseaux de chasse au vol ou d’effarouchement ».
• Dans les établissements ≥ 50 volailles, les oiseaux sont mis à l'abri dans un bâtiment fermé mais avec de nombreuses dérogations détaillées ci-dessous et toujours avec une alimentation et un abreuvement qui évitent tout contact avec la faune sauvage.
- Dans une zone à risque de diffusion (ZRD) [forte densité d’élevages]
• Un dépistage virologique, à la charge des éleveurs, est requis pour tout mouvement de palmipèdes prêts à engraisser, futurs reproducteurs ou reproducteurs entre deux sites avec des prélèvements datant de moins de 72 heures.
• L’accès d’intervenants extérieurs à un élevage est limité aux « situations d’urgence et de stricte nécessité » avec des véhicules désinfectés à l’entrée et à la sortie.
- Autres mesures applicables au niveau du risque élevé (sur tout le territoire)
• Les véhicules transportant des palmipèdes [≥ 3 jours d’âge] sont bâchés (sauf canicule) pour éviter les pertes de plumes et de duvets.
• Les rassemblements d’oiseaux sont interdits avec des dérogations possibles pour les oiseaux de volières (sans contact avec la faune sauvage) ou les pigeons.
• Des restrictions s’appliquent aux mouvements de gibier à plumes détenus dans les zones humides (ZRP) avec un examen clinique vétérinaire favorable dans le mois précédant le mouvement (+ dépistage virologique IAHP dans les 15 jours précédents s’il s’agit de canards ou d’anatidés).
• Les compétitions de pigeons voyageurs sont interdites (jusqu’au 31 mars 2026).
• Des restrictions plus sévères s’appliquent aussi au transport et à l’utilisation d’oiseaux appelants pour la chasse. Les lâchers de gibier de la famille des anatidés (canards…) sont interdits.
Les différentes mesures applicables sont les suivantes : Mesures-renforcées-à-appliquer-en-zone-de-controle-temporaire-iahp
Les documents et liens ci-dessous répondent aux grandes questions que toute personne non experte peut se poser à propos de l'influenza aviaire. ils ont pour but d'expliquer le plus simplement possible comment s'organise la lutte contre le virus :